Randonner en itinérance à La Grande Canarie

Les Canariens ont hérité d’un fabuleux réseau de chemins mais leurs ancêtres, qui étaient solidaires et hospitaliers, compte tenu des caractéristiques de l’île (taille, relief, climat) ne se sont pas dotés de structures d’accueil et d’hébergement “en chemin” 🙂 . À La Grande Canarie vous ne trouverez ni gîte d’étape, ni refuge (gardé ou non) au sens où l’entendent les adeptes des GR 5, GR 20, … Alta via delle Dolomiti et autres Chemins (de souffrance 😕 😉 !) de Saint Jacques.

Sachez également qu’il y a bien à La Grande Canarie quelques emplacements où le camping est autorisé*: Llanos de la Pez, Tamadaba… mais, à La Grande Canarie, une aire de camping c’est simplement une zone plane délimitée par des piquets 🙂 . S’il y a des sanitaires, ils ne sont que très rudimentaires et, souvent, ne sont ouverts qu’en week-end. L’eau courante (froide) n’est pas assurée. Et intégrez bien que sur les hauteurs de l’île, sans véhicule, vous n’aurez accès à AUCUN ravitaillement.

Tout est dit: pas de gîte d’étape, pas de refuge, pas de vrai camping, pas d’épicerie ou de boulangerie à proximité… C’est ainsi!

Du coup, à La Grande Canarie on randonne principalement “à la journée” mais n’ayez pas de regret:

  • le temps étant très variable d’une région de l’île à l’autre, vous pourrez en profiter pour choisir chaque jour votre itinéraire en fonction de la météo annoncée,
  • vous pourrez ne faire que de superbes randonnées sans jamais avoir à parcourir de longs secteurs sans intérêt,
  • vous randonnerez  moins chargé(e),
  • … et, tous les soirs, vous pourrez profiter du confort d’une bonne table, d’une salle de bain et d’un vrai lit 😀 .

Les formules “d’hôtel à hôtel” peuvent ne pas être un très bon choix si vous devez parcourir à pied un itinéraire imposé pour rejoindre l’hôtel suivant. Mais si vous avez une voiture et que, entre deux hôtels, vous faites ce que vous voulez, où vous voulez, l’option devient bonne!

Quant au Chemin de Saint Jacques de l’île (Ruta Jacobea), une invention touristique récente** (évidemment! … Qui auraient été les pèlerins de l’île, en l’an mille 😉 ?!?) reliant Maspalomas à Galdar en trois jours avec étapes à San Bartolomé et à Cruz de Tejeda: l’étape centrale (San Bartolomé/ Cruz de Tejeda), magnifique par beau temps, tourne au cauchemar – comme toute marche en montagne – quand le mauvais temps s’installe sur la Cumbre et les deux autres étapes sont loin de présenter un intérêt proportionnel à leur longueur 🙁 (une trentaine de km chacune !).

Par contre, lorsque le beau temps est assuré,  il est possible de faire, en plusieurs jours, de superbes traversées de l’île. Nous proposons dans le Volume 2(de la Collection “Ne quittez pas La Grande Canarie) plusieurs de ces belles traversées. Chacune combine partiellement plusieurs des 25 itinéraires décrits dans l’ouvrage et, comme à notre habitude, tous les détails pratiques sont donnés (notamment des références d’hôtels) pour que votre projet devienne facilement réalité. Pour certaines, il est même possible de retourner au point de départ simplement en utilisant les transports en commun 😉 (Lire Se déplacer en bus).

 

Et si vous voulez faire de l’itinérance “pure et dure” façon GR5 ou GR20, vous pouvez opter pour Fuerteventura, Lanzarote, Ténérife, La Gomera ou La Palma: l’itinérance y est organisée dans chaque île sous la forme de deux parcours (l’un circulaire et l’autre transversal) avec des gîtes d’étape et des possibilités de ravitaillement.

 

Vous êtes prévenu(e).

Inutile de nous écrire pour me demander conseil 🙂 façon “Nous avons bien lu et compris que La Grande Canarie ne se prêtait pas à l’itinérance, mais c’est un petit défi supplémentaire que nous aimons bien”. Notez bien que par principe nous nous interdisons de proposer ou même seulement de valider tout ou partie d’un “programme” de randonnée dans l’île.

Pourquoi? Parce que :

1. Ce qui ne nous parait pas faisable est peut-être faisable pour certains.

2. Ce qui nous parait faisable ne l’est sûrement pas pour tous.

3. Ce qui nous parait faisable peut ne plus l’être même pour nous-mêmes en cas de difficultés imprévues… notamment une météo défavorable.

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* On peut également camper en dehors de ces zones à condition d’avoir une autorisation, à demander à l’office de tourisme de Las Palmas… voire même camper sans autorisation, “discrètement” puisque le risque majeur encouru semble se limiter à être délogé par les autorités locales. Attention, toutefois à respecter les parcs naturels qui sont “sous haute protection” (Reserva Natural Integral de Inagua et Reserva Natural Integral del Barranco Oscuro): y pénétrer n’est possible qu’à certaines périodes de l’année et sous réserve de détenir un “permiso”, alors pas question d’y être pris en train de camper!

** Il y a eu certes une tradition de pèlerinage, mais elle reliait les deux grands centres religieux de l’île: San Bartolomé et Teror. Si ces voies anciennes vous intéressent, vous trouverez dans nos topoguides des itinéraires qui les empruntent (pour le meilleur 🙂, pas pour le pire !) entre San Bartolomé, Cruz de Tejeda et Teror.

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