Une incitation au voyage

Randonner en sécurité à Gran Canaria

La difficulté d’un itinéraire est, à La Grande Canarie comme ailleurs, principalement liée à la dénivellation cumulée

et à la distance parcourue… dont découle évidemment le temps de marche nécessaire pour le parcourir, mais d’autres aspects méritent d’être pris en considération :

Des terrains très variés

P1050782_2La Grande Canarie est une île volcanique aux facettes multiples (montagnes volcaniques,  barrancos profonds, plaines fertiles et terrasses cultivées, bords côtiers déchiquetés…). Par conséquent, les terrains sur lesquels les itinéraires de randonnée se déroulent sont très variés, allant des sentiers herbeux et terreux (voire boueux après des épisodes pluvieux :smile:) du Nord  aux sentiers pierreux et arides du Sud.

 

 

 

 

 

Des chemins très nombreux

P1090342_2Les “Caminos Reales”, des chemins très confortables… Pour la plupart récemment réhabilités et balisés, ces sentiers traditionnels vieux de plusieurs siècles, tracés à l’origine pour permettre les échanges entre les communautés… et le passage de mules parfois lourdement chargées, sont larges et souvent caladés, leur tracé est évident et l’inclinaison de leurs pentes toujours “raisonnable” rendant la plupart des randonnées accessibles à de nombreux niveaux de randonneurs.

 

 

 

 

P1050243_2De très nombreux sentiers complémentaires des Caminos Reales… Plus ou moins pratiqués et en plus ou moins bon état. Ils permettent une infinité de variantes aux itinéraires « classiques »… à condition de ne pas se perdre dans leur dédale ! Et, même lorsqu’ils sont entretenus, l’exubérance de la végétation peut avoir pour conséquence de vous obliger à vous frayer un chemin entre canotes, genêts… ou buissons parfois un peu piquants !

 

 

 

 

Un balisage pas toujours suffisant
Dans les Alpes ou les Pyrénées, il est facile de s’orienter pour peu qu’on sache lire une carte : il suffit généralement de suivre les jalons peints, souvent (sur)abondants :smile:, en progressant d’un carrefour balisé à un autre. A Gran Canaria, on commence seulement à voir se dessiner un réseau balisé, sans guère de jalons intermédiaires pour le moment… s’orienter est finalement beaucoup plus difficile et un barranco peut en cacher un autre… voire beaucoup d’autres !

 

 

 

 

On peut rencontrer des difficultés ponctuelles…

Des difficultés prévisibles : P1190145_2

  • Certains sentiers étroits sur des terrains escarpés peuvent exiger une attention particulière voire l’absence de vertige si les passages sont particulièrement exposés et il peut parfois être nécessaire de s’aider des mains…
  • En fonction de la période de l’année et de la zone choisie on peut anticiper certaines difficultés : les rochers d’un versant qui reste humide (en hiver) pourront être glissants, un versant très exposé au soleil (aux périodes chaudes) pourra devenir une fournaise éprouvante.

Des difficultés imprévues : Comme partout ailleurs, le randonneur doit être prêt à s’adapter aux possibles aléas : éboulement récent à franchir, passage à chercher parmi les buissons ou les canotes, ruisseau en eau à traverser…

Il est important, pour éclairer ses choix d’itinéraires, de disposer avant de partir d’indications de temps de marche, de distance et de dénivellation cumulée. Et même si ces données restent approximatives, il est important qu’elles soient fiables (i.e. que les mêmes pondérations puissent être appliquées d’un itinéraire à l’autre, on doit pouvoir dire : « Je sais que je mets toujours 1/4 du temps en plus (ou en moins 🙂 ) que ce livre »).

Conseils :

  • Si vous n’avez jamais randonné dans l’île, dotez-vous d’une documentation solide : une bonne carte et de bons guides (précis, détaillés, fiables… les nôtres par exemple :smile:) sont indispensables.
  • Si vous pouvez vous équiper d’un GPS (appareil dédié ou Smartphone-Tablette utilisé comme un GPS de randonné) faites-le. Lire les articles de la catégorie Smartphones-GPS.
  • Planifiez votre randonnée en tenant compte des temps de marche (les temps de marche indiqués dans nos livres sont « sans pause, ni halte »), il convient donc de les augmenter des temps de pause (rafraichissements, photos, pique-nique…) mais également des délais de route (Attention, en dehors des autoroutes on roule à seulement 35 km/h de moyenne sur la plupart des routes de La Grande Canarie 🙂 ). Pour les premières sorties, prévoir large. Ensuite, vous pourrez ajuster vos estimations. Si vous vous intéressez à la photographie, prévoyez de longues pauses photo : La Grande Canarie est vraiment très photogénique 🙂 …
  • Ne surestimez pas vos capacités. Pour les premières sorties, restez modeste dans vos choix d’itinéraires : avez-vous déjà randonné en terrain escarpé ? Par temps chaud ?
  • Un itinéraire peut être court, compte tenu des caractéristiques de l’île, il n’en sera pas pour autant facile : une bonne forme physique et un équipement adéquat restent indispensables.

… une bonne nouvelle pour les randonneurs “modestes” : à La Grande Canarie, il n’est pas nécessaire de marcher des heures pour accéder à de très beaux paysages et les itinéraires ne sont pas plus beaux parce que plus longs 🙂 .

Remarques :

  • Nos livres fournissent pour chaque itinéraire des indications de temps de marche, distance et dénivellation cumulée complétées par une estimation de la difficulté globale du parcours prenant en compte tous les paramètres énoncés ci-dessus selon une échelle personnelle, établie par Roger. Cette échelle s’étend des Grades 1 à 10. Les itinéraires proposés dans le Volume 1 sont de Grades 3 à 5 et ceux du Volume 2 de Grades 6 à 9.

__________

Photos insérées dans le texte, de haut en bas : De Tasartico à San Nicolas (Vol.2), De San Bartolomé à Cruz de Tejeda (Vol.2), Circuit de Monte Tauro (Vol.2), Circuit de El Juncal (Vol.1).

__________

Pour préparer votre voyage et votre séjour, vous aimerez peut-être :

Et si l’idée de vous équiper d’un GPS – ou d’un Smartphone/Tablette – pour randonner et pour vous déplacer dans l’île vous titille, rendez-vous dans la rubrique Smartphones-GPS.

Pour vous décider et savourer davantage de photos prises “en chemin…”, rendez-vous à la rubrique Photos en partage.